12th May

At John's today on a sunny but chilly morning a few less again but we all enjoyed translating the French fairy story here described by its author.
An ugly but very smart man, 2 twin princesses and a fairy. And the strangest hairdo of all the fairy tales.
This French fairy tale is unknown in the States; relatively short, the language and story are rather complicated, even in my simplified version, and would be perfect for intermediate to advanced students - who can learn new words from the transcript and translation.


Transcript :
Il était une fois une reine qui accoucha d'un bébé garçon, terriblement laid. La reine était désespérée :
- bouhouhou, pleurait-elle, qu'est-ce que mon fils va devenir ? Il est si laid, jamais il ne sera vraiment aimé d'une femme.

Mais heureusement, une Fée qui était présente prit parole :
- Ma reine, séchez vos larmes. Votre fils est laid, et je n'y peux rien changer. Mais, bien que vous ne puissiez le savoir maintenant, il sera très intelligent, aura d'excellentes manières et brillera en société. En fait, il sera tellement aimable qu'on en oubliera même sa laideur.
- Soit dit la reine, il aura des amis, c'est déjà mieux que rien… Mais quelle femme pourrait aimer un homme si laid ?
- Ne vous inquiétez pas Majesté, et ayez confiance dans les pouvoirs de l'Amour…

Sur ces mots, la fée fit tourner sa baguette au-dessus du berceau du bébé, et dit :
- Petit Riquet (c'était là le nom bizarre que ces parents lui avaient donné en suivant une étrange tradition familiale), tu es né laid, mais aussi très intelligent. Par le pouvoir de ma magie, je déclare que tu pourras donner autant d'intelligence que tu en as à la femme que tu aimeras. Et sur ces mots, pouf, elle disparu dans un nuage d'étoiles.

La reine se demanda bien en quoi cela pourrait aider son fils, et pensa que les fées avaient souvent des idées bien bizarres.

Riquet grandit, et sa laideur grandit avec lui. Il avait développé sur son crâne une espèce de mèche de cheveux rebelle, qui poussait vers le ciel, et lui donnait un air si particulier qu'on le surnommait « Riquet la Houppe ».

Quelques années plus tard, dans un royaume de l'autre côté du pays, deux princesses naquirent le même jour. La première était le plus beau bébé du monde : ses yeux étaient d'un bleu lumineux, elle avait déjà de jolis cheveux blonds et soyeux, et sa peau était rose et douce comme de la soie. Sa mère était très heureuse et fière d'avoir une fille si jolie. Mais sa labeur n'était pas finie, et elle mis au monde un deuxième enfant, une petite fille elle aussi, mais d'une laideur telle qu'on hésita à la montrer à sa mère de peur qu'elle ne s'évanouisse. La reine insista, et fut bien malheureuse lorsqu'elle découvrit la vérité.

La même fée qui était présente à la naissance de Riquet lui dit :
– Ne soyez pas triste, ma reine, dit la Fée, votre plus jeune fille aura tant d'esprit qu'on ne verra presque pas qu'elle n'est pas belle. La première, au contraire, est déjà très belle, et le deviendra encore bien plus, si bien que l'on parlera de sa beauté à travers tout le pays. Mais elle sera idiote.
- Par pitié gentille fée dit la reine, faite quelque chose pour elle. Je ne suis pas inquiète pour ma cadette : une femme, même laide, reste toujours une femme. Puisqu'elle est intelligente, elle saura user de maquillage, perruques et beaux vêtements pour se rendre plus attrayante, et son bel esprit fera le reste. Elle trouvera un mari. Mais toute la beauté du monde ne saurait faire disparaître un esprit idiot, et j'ai bien peur de ne jamais pouvoir marier mon aînée.
- Vous raisonnez bien Majesté dit la fée. Je vais aider votre fille : par ma volonté et le pouvoir de ma magie, je lui fais le don de pouvoir rendre aussi beau qu'elle l'homme qu'elle aimera. Et une fois de plus, la fée disparue en laissant la reine un peu perplexe, car elle se demandait en quoi ce don pourrait bien aider sa fille.

Les années passèrent. La file aînée devenait plus stupide de jour en jour tandis que sa cadette enlaidissait à mesure que le temps passait. Malgré cela, la reine avait eu raison dans ses prédictions, car c'est la cadette que les gens aimaient le plus : sa voix était douce, elle avait de charmantes manières, parlaient de tout avec facilité, et avait un grand sens de l'humour. Elle recevait beaucoup d'invitations, et les gens se battaient pour la recevoir dans leur salon. La sœur aînée voyait cela et était bien triste. Soit, sa beauté était connue dans tout le royaume, et les jeunes hommes se précipitaient des quatre coins du pays pour la rencontrer. Mais dès qu'ils l'entendaient parler, c'était un désastre, et ils perdaient tout intérêt. Bientôt, tout le monde avait entendu parler de sa bêtise, et plus personne ne s'intéressait à elle, et elle était tout le temps toute seule. Elle aurait préféré être laide et avoir de l'esprit, comme sa sœur.

Un jour qu'elle se promenait seule dans la forêt, un homme très laid, avec une drôle de coiffure, mais richement habillé l'approcha. Vous l'avez reconnu, c'était Riquet la Houppe. Il avait vu des portraits de la magnifique princesse et était tombé amoureux d'elle. Il vivait loin, et n'avait pas entendu parler de sa bêtise. Maintenant qu'elle était devant lui, elle lui semblait encore plus belle. Il lui dit:
- Vous êtes tellement belle Mademoiselle, je ne comprends pas que votre si délicat visage puisse avoir l'air si triste.
- Je préfèrerais être aussi laide que vous et avoir de l'esprit, plutôt que d'avoir ma beauté accompagnée d'une telle bêtise ! répondit la Princesse.
- Croire que l'on n'a pas d'esprit est déjà une preuve d'intelligence, lui dit Riquet. Mais si cela vous rend si triste, je peux vous aider à sécher vos larmes.
- Mais comment cela ? lui demanda-t-elle, intriguée.
- J'ai le pouvoir, commença le prince, de pouvoir donner de l'esprit à la femme que j'aime. Ma tendre amie, vous êtes cette personne. Si vous vouliez m'épouser, je vous ferai ce don.

La princesse ne savait que dire. Riquet était si laid, et elle était si bête qu'elle n'avait pas vraiment compris ce qu'il lui proposait. Comme il la voyait hésiter, il lui dit :
- Ma douce amie, je suis si sur de mon amour pour vous que je vais vous faire ce don des maintenant, sous la promesse que vous m'épouserez dans exactement un an.
Comme elle était si bête, elle accepta tout de suite, sans avoir rien compris, mais en se disant qu'une année entière représentait beaucoup de temps, et que d'ici là, Riquet l'aurait sûrement oubliée.

Sa promesse faite, elle se sentit différente. Elle pouvait dire tout ce qu'elle voulait d'une manière naturelle, les mots et les idées lui venaient facilement.

To be continued.

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